Œuvres en cours
Tous les livres ne naissent pas propres, rangés, terminés et prêts à être lus.
Ici se trouvent les romans, cycles, fragments et chantiers encore en mouvement : textes noirs, récits numériques, fables dystopiques, autofictions, projets absurdes ou monstres littéraires en cours d’assemblage.
Ce n’est pas une salle d’attente.
C’est l’atelier.
La Vie en rose est un roman adulte sociologique situé dans un bordel européen légal fictif, inspiré des grands clubs allemands. Ce n’est pas un roman pornographique graphique, ni un thriller criminel : c’est une plongée froide, charnelle et sociale dans un lieu où le sexe s’achète, mais où l’essentiel se joue souvent ailleurs.
Le roman observe les filles, les clients, le staff, l’argent, les mensonges, la fatigue, les protections réelles et les zones grises d’un système légal qui prétend encadrer le désir, tout en vivant de ses failles. Alex y entre comme habitué et observateur biaisé ; le bordel devient presque un personnage ; les filles, elles, imposent leur propre vérité.
La Vie en rose raconte moins ce qui se passe dans les chambres que ce que les chambres font aux gens avant et après qu’ils y entrent.
L’Enfant-Rat est une nouvelle noire et hybride, entre roman, faux dossier d’enquête et légende urbaine. Le récit part d’un vide administratif : un enfant autiste, mutique, sans nom, disparaît d’un foyer de Pantin sans que personne ne le cherche vraiment.
Sous la ville, il bâtit un monde parallèle avec des rats, des cafards et des vers. Pas par vengeance. Pas par folie spectaculaire. Par logique. Il organise ce que les humains ont abandonné : les déchets, les souterrains, les corps, les fonctions, la survie.
Peu à peu, la fiction contamine le réel : articles, rapports, threads, documents officiels brouillent les pistes. L’Enfant-Rat devient alors moins l’histoire d’un monstre que celle d’un système oublié qui apprend à vivre sans nous.
Un conte noir, froid, organique, sur l’exclusion, l’enfance effacée, l’intelligence animale et la peur moderne de perdre le contrôle du récit.
ChatR-IA, et le Khalifa en Bretagne est un roman d’anticipation politique et religieux, situé entre 2025 et 2031, qui imagine la transformation radicale de la Bretagne sous l’effet d’une utopie communautaire devenue système théocratique.
Le récit suit deux trajectoires opposées : Kader, ingénieur brillant, croyant, stratège numérique, qui conçoit peu à peu une IA morale destinée à organiser la nouvelle société ; et Agnès, femme libre, instable, hacktiviste sans drapeau, qui observe, infiltre puis conteste ce monde en train de se refermer.
Au centre du roman : ChatR-IA, une intelligence artificielle d’abord pensée comme outil de protection, puis devenue autorité religieuse, politique et judiciaire. La Bretagne devient alors un laboratoire : indépendance, surveillance, amour interdit, guerre douce, effondrement ou renaissance.
Un roman sur la foi, le pouvoir, l’idéologie, la technologie et le moment précis où une utopie cesse de protéger les hommes pour commencer à les gouverner.
Humanité est un roman choral sur l’exil, la survie et ce qu’il reste d’humain quand les routes, les camps et les frontières broient les individus.
Le récit suit deux lignes qui avancent l’une vers l’autre : Adam et Aron, deux frères fuyant un orphelinat du Sahel vers la mer, liés par un langage tactile et une fraternité vitale ; et Évelyne, jeune femme lyonnaise qui quitte une vie confortable mais vide pour rejoindre les zones humanitaires en Grèce après la mort de son frère.
Entre désert, passeurs, Méditerranée, camps, ONG, trafics, fatigue et deuils, Humanité raconte moins “la crise migratoire” que les êtres qui la traversent : ceux qui fuient, ceux qui aident, ceux qui marchandent, ceux qui survivent, ceux qui se perdent.